Et les faibles subissent ce qu’ils doivent ?

Yanis Varoufakis

Au centre de ce livre, un paradoxe historique qu’il s’agit de démêler : comment une monnaie commune a-t-elle fini par diviser ? Par quels retournements l’Allemagne, autrefois symbole de protection et de liberté pour le jeune Yánis grandissant sous la dictature militaire, s’est transformée en symbole de désunion et de domination ?

 

L’enquête historique va s’articuler autour de trois moments clefs qui révèlent la dimension internationale des problèmes monétaires. Le premier au début des années 1970, lorsque le président américain Nixon, en coupant le lien entre l’or et le dollar, plonge du même coup l’Europe dans l’instabilité monétaire. Le deuxième moment, s’étalant sur une plus longue période, est la construction de la monnaie commune, analysée en partie comme une réaction aux décisions prises à Washington. Enfin, troisième moment, Varoufákis reconstitue l’évolution de la crise des dettes européennes depuis l’éclatement de la bulle des subprimes en 2008. Une Europe mal construite ne pouvait guère résister à l’onde de choc : elle s’est ainsi retrouvée « face aux conséquences de quarante ans d’égarements accumulés ». Des conséquences qui furent terribles pour les peuples. L’incapacité des dirigeants à dialoguer sereinement n’a fait depuis lors qu’empirer leurs situations.

D’autres parallèles historiques proposés par l’auteur – en particulier avec les années 1930, où les divisions ont fini par faire éclater l’étalon-or et mener à la guerre – doivent nous alerter sur le processus de délitement en cours. Mais celui qui est devenu une icône du mouvement de contestation de l’austérité ne s’arrête pas là. Son livre se termine par quelques « modestes propositions pour résoudre la crise de l’euro » qui devraient faire parler d’elles…

Edition : Les Liens qui Libèrent
Date de parution : 2016

Prix € : 24,00

EAN 13 : 9781020903686