Être humain en système capitaliste ?

Thierry Brugvin…

Vivre en régime capitaliste, ce n’est pas anodin… Peut-on y conserver notre dignité d’être humain ? Et si nous prenions conscience de l’impact ressenti, et du coup, des pistes pour s’en prémunir ?

Depuis la période du freudo-marxisme des années 1970, avec des auteurs tels Castoriadis, très peu d’ouvrages sont consacrés aux effets sur le psychisme des individus du système idéologique et économique qu’est le capitalisme. Ni sur les marges de liberté existantes et sur la part de responsabilité individuelle, face à ce que l’on peut aussi dénommer la « mégamachine », à l’instar de Serge Latouche. Car si une part du système capitaliste découle des infrastructures techniques et matérielles, comme l’explique Marx, le niveau de développement psychique de la majorité des individus actuels en est aussi en partie responsable.
Ce livre entend donc répondre à une carence de la sociologie critique, de la psychologie, mais aussi de l’altermondialisme, en matière d analyse du capitalisme néolibéral et du pouvoir adémocratique qu’il exerce. C est cet angle mort, portant sur l’analyse psychosociologique, mais parfois aussi anthropologique du système économique et politique, sur lequel se centre la problématique de ce livre.
Il s agit d’apporter des réponses à ces défis sociétaux contemporains : à l’idéologie du « choc des civilisations », à la loi d’airain de l’oligarchie, à l’individualisme concurrentiel et atomisant. Par l’analyse des mécanismes de domination et d émancipation, nous cherchons donc à construire des outils d’éducation populaire visant à une citoyenneté responsable, solidaire et ouverte sur la diversité.

Thierry Brugvin a dirigé cet ouvrage. Il est docteur en sociologie, diplômé d’une maîtrise de psychologie, psychothérapeute et enseignant en psychosociologie à l’université.
Olivier Labouret est médecin-psychiatre, président de l’USP (Union syndicale de la psychiatrie).
Gérard Weil, diplômé en sciences de l’éducation et ancien responsable de formation à l’INA.
Sébastien Hernandez est diplômé en sciences sociales et militant syndical.
Samuel Chaîneau est enseignant, agrégé en philosophie et militant politique.

Edition : Yves Michel
Date de parution : 2015

Prix € : 14,00

EAN 13 : 9782364290723

Dire non ne suffit plus

Naomi Klein

Loin d’être une « aberration de l’histoire », l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche n’est que la suite logique d’un long processus au cours duquel se sont imposées, aux États-Unis comme sur la scène mondiale, les valeurs d’un capitalisme débridé aujourd’hui incarnées par un président appliquant sans vergogne un programme délétère. En confiant le gouvernement des États-Unis aux entreprises, en niant le changement climatique pour favoriser l’exploitation frénétique des énergies fossiles, en affichant un bellicisme virulent et une propension à user de tous les aspects de la stratégie du choc, Donald Trump fait courir à la planète des risques majeurs que Naomi Klein, forte de plus de vingt ans d’investigation sur le terrain, dénonce ici tout en engageant les citoyens du monde à tracer une feuille de route pour faire reculer les populismes et nationalismes de tous bords, et gratifier le monde d’un avenir durable. Car dire « non » ne suffit plus. Ce moment de notre histoire exige davantage : un « oui » assourdissant à des solutions alternatives et démocratiques – un « oui » qui fixerait un cap audacieux pour prendre soin du monde que nous voulons, et dont nous avons besoin. Continuer la lecture de Dire non ne suffit plus

Les traités européens

Collectif

L’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, le 1er décembre 2009, marque l’aboutissement d’un indispensable processus de révision des traités européens, engagé dès le milieu des années 1990 pour adapter le fonctionnement de l’Union au défi de son élargissement. Ni le traité d’Amsterdam, en 1997, ni le traité de Nice, en 2000, n’avaient en effet permis d’apporter de réponses pérennes aux questions ouvertes par l’adhésion d’une douzaine de nouveaux pays. Le traité de Lisbonne ne fait pas disparaître les traités jusqu’alors en vigueur, mais se limite à les amender. L’Union européenne demeure régie par deux traités distincts qui se complètent : le traité sur l’Union européenne (TUE) et le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE), nouvelle appellation du traité instituant la Communauté européenne (1957), auxquels il faut ajouter 37 protocoles, 2 annexes et 65 déclarations. Il a donc paru utile de réaliser un « tableau comparatif » des versions consolidées des traités européens. Continuer la lecture de Les traités européens

Les secrets de la réserve fédérale

Eustace Mullins

La plupart des gens, aux États-Unis, en Europe et dans le reste du monde, pensent que les dollars en circulation sont créés par le gouvernement américain. Que le nom de Réserve Fédérale, mentionné sur chaque billet, désigne une administration gouvernementale. Or, il n’en est rien : la Réserve Fédérale est une institution privée, possédée par des banques commerciales.
Ce livre, traduit pour la première fois en français, a représenté quarante années de travail pour son auteur. C’est probablement un des ouvrages les plus importants du XXème siècle. C’est le seul livre brûlé en autodafé, par décision de justice, en Europe après 1945. C’est une enquête minutieuse, servie par l’honnêteté et la compétence. C’est, aussi et surtout, une révélation sur la manière dont fonctionne réellement le monde depuis un siècle.
Dans ce livre, vous apprendrez entre autres choses que : Continuer la lecture de Les secrets de la réserve fédérale

Le capitalisme, un génocide structurel

Garry Leech

Avec la précision d’un procureur aguerri et la force morale d’un prophète de l’Ancien Testament, Garry Leech révèle que la puissance qui gouverne le monde à notre insu est responsable de dizaines de millions de morts chaque année. Ses actes sont froidement calculés ; ses crimes, prémédités ; les preuves, indiscutables. Mais le monstre n’a pas de visage, ou plutôt il en a mille. Mu par une avidité sans limites, il contrôle tout, avale tout, détruit tout. Son nom : la mondialisation néolibérale ; son géniteur : le capitalisme.
Puisant dans l’histoire bouleversante des paysans dépossédés de leurs terres au Mexique et en Inde, dans celle des Africains qui meurent par millions chaque année faute de soins, Garry Leech démonte méthodiquement les mécanismes meurtriers de la mondialisation néolibérale et livre un réquisitoire implacable sur la nature génocidaire du capitalisme.
Ouvrage essentiel et révélateur, Le Capitalisme : un génocide structurel ne se contente pas de dresser l’acte d’accusation du capitalisme et de remettre en cause la mondialisation néolibérale, il montre aussi comment les révolutions d’Amérique Latine peuvent établir les fondations d’une alternative mondiale viable, plus égalitaire, plus démocratique.
Dans le sillage de la crise financière globale et des coupes sombres budgétaires appliquées par les gouvernements dans le monde entier, tous les « Indignés » de la Terre, qu’ils participent au Printemps arabe, au mouvement Occupy Wall Street, aux révolutions d’Amérique Latine ou aux manifestations contre l’austérité en Europe, trouveront sans nul doute dans ce livre un guide pour continuer le combat.

Edition : Le Retour aux Sources
Date de parution : 2012

Prix € : 19,00

EAN 13 : 9782355120466

Chroniques du mondialisme

Pierre Hillard

« Croire à l’histoire officielle, c’est croire des criminels sur parole » – Simone Weil.
Depuis plus de quinze ans, Pierre Hillard étudie l’idéologie mondialiste, il en a identifié les origines, les acteurs et les objectifs. Fort de cette expertise unique, il « décode » l’actualité dans une série de chroniques où la grille d’analyse qu’il a forgée permet de démontrer la progression implacable, dans les faits et au quotidien du projet mondialiste. Auparavant dans un long avant-propos, il aura, en s’appuyant sur la tradition de l’église catholique, exprimé sa conviction profonde quant à la nature du combat qu’il nous invite à livrer. Oui, ce sont bien les « puissances des ténèbres » qui sont à l’œuvre et que l’humanité toute entière devra affronter en s’appuyant sur une foi retrouvée.
Nouvelle édition augmentée de 9 textes :
– Ukraine et mer Noire : les véritables enjeux.
– Après la sécession de la Crimée… Venise ?
– Le marché transatlantique et la gouvernance mondiale.
– Manuel Valls en pleine lumière.
– Les élections municipales s’inscrivent dans le nouvel ordre mondial.
– Mouvements sécessionnistes en Europe et aux États-Unis.
– Le Royaume fédéral britannique ou le Royaume des Länder.
– L’incendie ukrainien.
– Mise à mort du dollar.

Edition : Le Retour aux Sources
Date de parution : 2015

Prix € : 19,00

EAN 13 : 9782355120572

La société de l’indécence

Stuart Ewen

En 1983, Stuart Ewen, historien des médias, publiait en France Consciences sous influence – Publicité et genèse de la société de consommation.
Trente ans ont passé et ce livre culte que nous rééditons aujourd’hui est devenu une référence incontournable de la critique sociologique d’inspiration situationniste.
Stuart Ewen y retrace l’origine de ce que Guy Debord nomma « Le Spectacle », premier allié du productivisme industriel dans la guerre culturelle menée pour l’expansion du modèle de société américain, et dont l’iconographie fondée sur l’exhibition de corps jeunes, féminins et plutôt dévêtus a entièrement colonisé les médias et les imaginaires, élaborant au fil du temps une véritable société de l’indécence.
La « décence commune », notion bien connue de George Orwell et Jean-Claude Michéa, est la première cible dans ce travail d’influence des consciences étalé sur plusieurs décennies.
Car une telle régression n’a rien de naturel. Dans son ouvrage, Stuart Ewen démontre que ce nouvel ordre « libéral libertaire » mondial, loin d’être l’aboutissement d’une évolution spontanée, a bien été implanté de manière concertée selon des méthodes scientifiques de planification et d’ingénierie sociale.
Les dévoiler pour s’en affranchir, tel est le défi auquel ce livre nous invite.

Edition : Le Retour aux Sources
Date de parution : 2014

Prix € : 19,00

EAN 13 : 9782355120565

Histoire secrète de l’oligarchie anglo-américaine

Carroll Quigley – Pierre Hillard

Ce grand livre de Carroll Quigley (1910-1977), professeur à l’université de Georgetown est paru en anglais après sa mort en 1981. Nous pouvons affirmer que cette parution en langue française de l’Histoire secrète de l’oligarchie anglo-américaine, est véritablement une œuvre de salubrité publique.
En effet, grâce aux travaux de cet universitaire américain, il est désormais possible de mieux connaître les arcanes de ce monde oligarchique opaque dont l’action a été déterminante pour le monde anglo-saxon et, par ricochet, pour la planète entière.
L’auteur développe et explique à partir d’abondantes pièces d’archives que les élites anglo-saxonnes ont élaborées, dans la deuxième moitié du XIXè siècle, un véritable plan de bataille afin de permettre à l’Empire britannique associé aux Etats-Unis d’asseoir une hégémonie complète sur le monde. Cette volonté de puissance et de domination a été l’œuvre d’une poignée d’hommes liés intimement à la haute finance de la City et de Wall Street.
Tout un groupe, issu de la haute aristocratie et bourgeoisie britannique en liaison avec une élite américaine, émerge. Fort d’un travail de bénédictin, Carroll Quigley recense les noms et expose les ambitions de cette « super classe » ou « famille technocratique » avant l’heure définie par des liens sociaux et familiaux étroits.

Edition : Le Retour aux Sources
Date de parution : 2015

Prix € : 26,00

EAN 13 : 9782355120626

Ce cauchemar qui n’en finit pas

Pierre Dardot

Comment expliquer l’insolente victoire des forces pourtant responsables de la crise économique de 2008, l’une des pires depuis 1929 ? Comment expliquer que, en dépit du chaos qu’il a généré et des désastres qu’il continue de préparer, le néolibéralisme soit sorti renforcé de la crise ? Pour Dardot et Laval, le néolibéralisme est tout autre chose qu’une théorie qui aurait « failli » : c’est un véritable mode de gouvernement des sociétés, en train de réaliser la sortie de la démocratie. Continuer la lecture de Ce cauchemar qui n’en finit pas

La société du spectacle

Guy Debord

Guy Debord (1931-1994) a suivi dans sa vie, jusqu’à la mort qu’il s’est choisie, une seule règle. Celle-là même qu’il résume dans l’Avertissement pour la troisième édition française de son livre La Société du Spectacle :
«Il faut lire ce livre en considérant qu’il a été sciemment écrit dans l’intention de nuire à la société spectaculaire. Il n’a jamais rien dit d’outrancier.»

Edition : Gallimard
Date de parution : 1996 (1ere parution en 1992)

Prix € : 6,60

EAN 13 : 9782070394432