Le capital au XXIe siècle

Thomas Piketty

La répartition des richesses est l’une des questions les plus vives et les plus débattues aujourd’hui. Mais que sait-on vraiment de son évolution sur le long terme ? La dynamique de l’accumulation du capital engendre-t-elle inévitablement sa concentration toujours plus forte entre quelques mains, comme l’a pensé Marx au XIXe siècle ? Ou bien les forces équilibrantes de la croissance, de la concurrence et du progrès technique conduisent-elles spontanément à une réduction des inégalités et à une harmonieuse stabilisation dans les phases avancées du développement, comme l’a cru Kuznets au XXe siècle ? Ce livre tente de répondre à ces questions à partir de données historiques et comparatives beaucoup plus étendues que toutes les études antérieures.
Parcourant trois siècles et plus de vingt pays, il offre une perspective inédite sur les tendances à l’oeuvre et un cadre théorique renouvelé pour en comprendre les mécanismes. Dès lors que le taux de rendement du capital dépasse durablement le taux de croissance de la production et du revenu – ce qui était le cas jusqu’au XIXe siècle, et risque fort de redevenir la norme au XXIe siècle -, alors le capitalisme produit mécaniquement des inégalités insoutenables, arbitraires, remettant radicalement en cause les valeurs méritocratiques sur lesquelles se fondent nos sociétés démocratiques.
Des moyens existent pour inverser cette tendance, tout en repoussant les replis nationalistes ou totalitaires, mais la voie est étroite.

Edition : Points
Date de parution : 2019

Prix € : 14,50

EAN 13 : 9782757876503

Renverser nos manieres de penser

Serge Latouche

« Jetant un regard rétrospectif sur mon parcours intellectuel, autour d’un objet envahissant et problématique, l’économie, il m’apparaît que mes efforts ont visé à produire ce que les Grecs appelaient une metanoïa, c’est-à-dire un renversement de la pensée. Aujourd’hui, il nous faut renverser nos manières de penser. Parce que le monde n’est plus vivable ainsi, que nous le savons mais restons pris dans les schémas capitalistes et productivistes, il nous faut réinventer notre imaginaire pour trouver une nouvelle perspective existentielle. Qui passera par l’après-développement, la décroissance et l’éco-socialisme. » S. L.

Serge Latouche, professeur émérite d’économie à l’Université d’Orsay, objecteur de croissance, est notamment l’auteur du Petit traité de la décroissance sereine (Mille et une nuits).

Edition : Mille et une nuits
Date de parution : 2014

Prix € : 5,00

EAN 13 : 9782755507386

Le pari de la décroissance

Serge Latouche

Caricaturée par ses adversaires en une régression économique et sociale radicale, la décroissance se veut au contraire une perspective d’avenir pour y échapper : celle d’un refus du gaspillage des ressources naturelles, d’une prise en compte de leurs limites qui rendent d’ores et déjà impossible la généralisation à toute la planète du mode de vie occidental. Aussi exige-t-elle un changement radical de paradigme, ce que l’auteur appelle une société de décroissance.
Une telle société donnerait un autre sens à la production et à la consommation, réorientant les arbitrages politiques, relocalisant l’économie, limitant les échanges dispendieux mais stimulant la convivialité. Cet appel à la décroissance, qui rencontre de nombreux échos depuis que la crise planétaire a éclaté et que les menaces sur l’environnement se précisent, est aussi un appel à l’imagination.

Professeur émérite de l’Université de Paris Sud (Orsay), Serge Latouche est notamment spécialiste des rapports Nord-Sud et d’une réflexion sur les principaux concepts économiques. Il est l’un des animateurs du MAUSS (Mouvement anti-utilitaire dans les sciences sociales). Plus récemment, il a participé à la fondation de la revue ENTROPIA, revue d’étude théorique et politique de la décroissance.

Edition : Pluriel
Date de parution : 2010

Prix € : 8,10

EAN 13 : 9782818500088

Petit traité de la décroissance sereine

Serge Latouche

 » La décroissance n’est pas la croissance négative. Il conviendrait de parler d' »a-croissance », comme on parle d’athéisme. C’est d’ailleurs très précisément de l’abandon d’une foi ou d’une religion (celle de l’économie, du progrès et du développement) qu’il s’agit.
S’il est admis que la poursuite indéfinie de la croissance est incompatible avec une planète finie, les conséquences (produire moins et consommer moins) sont encore loin d’être acceptées. Mais si nous ne changeons pas de trajectoire, la catastrophe écologique et humaine nous guette. Il est encore temps d’imaginer, sereinement, un système reposant sur une autre logique : une « société de décroissance ».  » S.L.
Serge Latouche est professeur émérite d’économie à l’université de Paris-Sud XI (Orsay). Cet  » objecteur de croissance  » poursuit l’analyse qu’il a donnée dans Survivre au développement (Mille et une nuits, 2004) puis dans Le Pari de la décroissance (Fayard, 2006).

Edition : Mille et une nuits
Date de parution : 2007

Prix € : 3,60

EAN 13 : 9782755500073

L’Euro comment la monnaie unique menace l’avenir de l’Europe

Joseph E. Stiglitz

Un livre qui déménage et qui va faire beaucoup de bruit. L’économiste vivant le plus lu dans le monde, prix Nobel, revient dans son premier grand livre consacré à l’Europe sur les contradictions inhérentes à une monnaie qui a été conçue pour rapprocher les peuples et amener la prospérité et qui a fini par les diviser et plomber son économie.

Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, a été économiste en chef de la Banque mondiale. Il a publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels Le Prix de l’inégalité ou Le triomphe de la cupidité (Les Liens qui libèrent).

Edition : Les Liens qui Libèrent
Date de parution : 2016

Prix € : 25,00

EAN 13 : 9791020904065

Et les faibles subissent ce qu’ils doivent ?

Yanis Varoufakis

Au centre de ce livre, un paradoxe historique qu’il s’agit de démêler : comment une monnaie commune a-t-elle fini par diviser ? Par quels retournements l’Allemagne, autrefois symbole de protection et de liberté pour le jeune Yánis grandissant sous la dictature militaire, s’est transformée en symbole de désunion et de domination ? Continuer la lecture de Et les faibles subissent ce qu’ils doivent ?

La grande désillusion

Joseph E. Stiglitz

« Aujourd’hui, la mondialisation, ça ne marche pas. Ça ne marche pas pour les pauvres du monde. Ça ne marche pas pour l’environnement. Ça ne marche pas pour la stabilité de l’économie mondiale. »
L’auteur de ces lignes ? Le professeur Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, ancien conseiller de Bill Clinton, qui en novembre 1999 a démissionné de son poste d’économiste en chef et de vice-président de la Banque mondiale : « Plutôt que d’être muselé, j’ai préféré partir », expliquera-t-il. Son livre est un constat qui vaut réquisitoire : preuves à l’appui, il démontre que les règles du jeu économique mondial ne sont souvent fixées qu’en fonction des intérêts des pays industrialisés avancés – et de certains intérêts privés en leur sein –, et non de ceux du monde en développement.
Politique d’austérité, libéralisation des marchés des capitaux et privatisations sont appliquées aveuglément, en dépit de leur échec avéré, à tous les pays, en particulier aux pays en transition et du Sud.
A lire Joseph Stiglitz, on a le sentiment de comprendre les vrais enjeux du monde d’aujourd’hui, de saisir toute l’urgence d’une réforme en profondeur du statut et des politiques préconisées par les institutions financières internationales.

Edition : Le Livre de Poche
Date de parution : 2003

Prix € : 6,90

EAN 13 : 9782253155386

La simplicité volontaire

Paul Ariès

Dans ce livre, Paul Ariès pulvérise avec brio les idéologies du progrès et de la croissance qui continuent à coloniser notre imaginaire. Son livre se situe dans la tradition du droit à la paresse, du vivre et travailler au pays, de l’éloge de la lenteur ou même de la pauvreté évangélique. Mais il va au-delà des thèses habituelles de la décroissance dont il est l’un des théoriciens. À partir d’une (re)lecture systématique de tous les courants des gauche, (socialisme utopique, libertaire, chrétien, marxiste officiel et hétérodoxe), il revient sur le combat qui oppose depuis deux siècles gauches productiviste et antiproductiviste.

Paul Ariès est militant écologiste. Il est rédacteur du journal La Décroissance et dirige le journal Sarkophage. Il a organisé plusieurs Contre-Grenelle de l’Environnement.

Edition : La Découverte
Date de parution : 2011

Prix € : 10,00

EAN 13 : 9782707169747

La fin de la croissance

Richard Heinberg

Les économistes maintiennent que la reprise est à portée de main, pourtant les taux de chômage demeurent élevés et les valeurs immobilières continuent de plonger ; les États croulent sous des déficits record et les monnaies sont l’objet d’attaques spéculatives, le financement de leur dette soumis à des mécanismes prédateurs et destructeurs. La Fin de la Croissance pose un diagnostic dérangeant : d’un point de vue économique, nous sommes parvenus à un tournant décisif de l’Histoire. La trajectoire expansionniste de notre civilisation industrielle se heurte à présent à des barrières naturelles non négociables.
Ce nouveau livre incontournable de Richard Heinberg nous plonge au cœur de la crise financière, afin de nous faire comprendre pourquoi et comment elle est survenue, et de tenter de trouver des solutions pour, peut-être, nous éviter le pire. Continuer la lecture de La fin de la croissance

L’euro est-il mort ?

Collectif – Jacques Sapir, Olivier Berruyer…

L’euro est-il mort ? La question peut paraître aberrante quand on regarde les pièces et billets. Toutefois l’Union soviétique paraissait puissante quelques mois avant sa disparition. Il y a un an, personne ne pensait que le Brexit fut possible. Pour répondre à ces interrogations, des économistes, des chefs d’entreprise, des intellectuels de différentes tendances politiques et de différents pays ont exposé dans ce livre leur point de vue sur la fin du cauchemar euro Continuer la lecture de L’euro est-il mort ?